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Guérison Dépression - Le témoignage de Patrick Paulhiac

Témoignage de ma maladie :

Ma maladie a commencé à l’âge de 39 ans, à l’issue d’une conjonction de déboires :
Sur le plan affectif et sexuel je rencontrais beaucoup de frustrations bien que marié. Le démon de midi me poussait à réaliser mes désirs avec empressement. Mes désirs restèrent inassouvis.
Sur le plan professionnel, mon travail intéressant au demeurant me plongeait dans la perplexité et dans l’ambivalence car je ne ressentais pas l’utilité de ce que je faisais et mon travail ne me semblait pas apprécié.
Sur le plan de « la réalisation de soi », je me suis embarqué, sans retenue, dans une association avec pour mission de fournir des médicaments de base et d’urgence à un village africain. Ce faisant je m’illusionnais de « donner un sens à ma vie », d’enfin être utile ! J’ai essuyé également de cruelles désillusions en découvrant la réalité humaine.

A l’issue du troisième voyage au Sahel, je ressentais une violente douleur au bas du dos. Je suis resté de nombreuses semaines en souffrance et sans pouvoir marcher. Les médicaments restèrent sans effet. Puis après le diagnostic de « dépression masquée » j’entamais un long périple hospitalier, jusqu’à qu’en fenêtre thérapeutique (c'est-à-dire sans soins ) je fus pris de violentes douleurs aux bras et à la tête (paresthésie) et lors d’un raptus consécutif (acte brusque de délivrance) je créais un effroyable accident de voiture qui se solda par une victime et je fus interné dans un CHS. J’en sorti avec un non lieu, je refis une tentative de suicide, puis j’ai obtenu de retrouver mon travail où j’échappais de justesse à une mise en invalidité.

Ma dépression a duré deux ans en phase aigue (14 hospitalisations), puis treize années en phase chronique bien atténuée par les traitements médicamenteux notamment.
Vu d’aujourd’hui, je la considère comme le point culminant d’une mauvaise représentation de la vie.

Portrait type du grand dépressif que j'étais :

- Hypersensible de caractère
- Hyperaffectif (hyperémotif)
- Sautes d’humeur importantes
- Manque d’amour-propre et de confiance ne soi
- Altruiste démesuré
- Grand idéaliste, même s’il s’en cache
- Négativiste généralisé sur lui-même et sur la vie.
- Obéit inconsciemment à un système rigide et exigeant.
- Ne supporte pas l’échec ni le rejet

Comment guérir de tout ça sans faire sa remise en cause ?

 

Témoignage de ma guérison :

Mon parcours personnel de guérison fut le suivant :
au départ uniquement médicamenteux, car les douleurs étaient importantes.
Puis, successivement et de façon inattendue :
- Soulagement par l’écriture
- Découverte des principes fondamentaux des « saines règles de vie » par des auteurs et notamment Jalenques, avec qui le courant passa et qui me donna l’envie d’ « extraire mes névroses », en les vomissant.
- Découverte de la réalité de l’amour. L’amour est libre. Texte découvert chez ma psycholoque : « aimer la main ouverte ».
- Investissement personnel à me vider de toutes mes névroses en séance où ma psychologue me disait « vous faites ce que vous voulez, ici c’est comme une auberge espagnole, vous consommez ce que vous apportez »
- Prise de conscience de la réalité des dépressifs à travers mon site « dépression entraide »
- Constatation qu’ « il arrive très souvent, à tour de rôle que l’on soit bourreau et victime de soi ou d’autrui, sans même s’en rendre compte. »
- Rejet brutal de mes principes de vie antérieure.
- Découverte de la réalité de mon moi.
- Rédaction de la phase finale de ma guérison, dans un livre que j’écrivais au fûr et à mesure de mes découvertes : « La conquête de soi… par la remise en cause » ouvrage téléchargeable gratuitement sur internet.
- Elaboration d’un viatique (nécessaire à observer pour bien vivre). Avec notamment ces règles obligatoires :
- Rejeter toute haine et jalousie : ce sont deux poisons de vie.
- Accepter en profondeur tout ce qu’on ne peut changer (d’abord soi, corps et esprit)
- Se détacher de tout, car tout est provisoire
- Pratique journalière pour consolider ma guérison d’activités physiques et de relaxation concentrative.

 

Réflexions sur mon parcours de guérison  :

Mon parcours erratique, à rebondissements, est une prise de conscience sur la réalité de la maladie dont je suis l’auteur inconscient. Cela a été une découverte d’erreurs sur ma représentation de la vie humaine qui me l’a fait rejetée, car pathologique, et l’adoption d’une autre représentation qui non seulement m’a guéri, mais m’a fait renaître à la vie !
Une deuxième vie, en quelque sorte, beaucoup plus harmonieuse et qui pourrait me conduire au bonheur. Je continue d’intégrer de nouveaux principes élaborés à partir d’intuition personnelle ou de textes élaborés par des auteurs (Jalenques, Reuter…) que j’intègre dans mes convictions profondes.

 

Réflexions sur la guérison en général :

Comme je l’ai déjà dit : Pour moi, la guérison (des grandes dépressions) passe par une remise en cause totale de sa représentation de la vie. Ceci est corroboré par des auteurs.
Mais c’est un parcours personnel où tout peut marcher dès lors qu’on s’investit. Techniques, méthodes ou thérapeutes ne sont que des outils.
C’est chacun son chemin et ses outils.

En dehors des médicaments qui sont parfois salutaires, je vois à peu près la guérison comme ceci :
1°) on se vide de tout
2°) on constate qu’on s’est trompé
3°) on repart sur d’autres bases.

1°) On se vide de tout : (ça se passe chez le psychologue généralement) : on raconte tout comme ça vient, en vivant les émotions. On peut dire aussi que la dépression est la maladie des émotions. Quand il en vient une, on la vit la plus intensément possible, c’est le meilleur moyen de la faire partir. (je ne suis pas un ennemi d’autres thérapies comportementales, rebirth, reiki ou autres, peu importe, c’est l’investissement qui compte plus que la méthode )

2°) On constate qu’on s’est trompé (ça se passe dans la tête), on découvre qu’on est tour à tour victime ou bourreau de soi-même et des autres, sans même s’en rendre compte.

3°) 3°) On repart sur d'autres base, on voit juste :

Est borgne celui qui voit le verre à moitié plein
Est borgne aussi celui qui voit le verre à moitié vide
Est clairvoyant celui qui voit le plein et le vide :
Le positif comme
Le négatif de la vie !

On accepte ce sur quoi on ne peut agir ! C’est à dire tout ou presque !
On accepte l’amour quand il est là, on accepte aussi quand il n’est pas là, car l’amour est libre ! Nous avons tous des besoins affectifs énormes, il faut l’accepter, comme il faut accepter le fait qu’on ne peut pas toujours les assouvir.
On se détache de tout car tout est provisoire, absolument tout.
Evidemment on rejette la haine et la jalousie qui sont des poisons mortels.
Je sais que les problèmes de communications entre les hommes sont un obstacle permanent au bonheur et cause de grande souffrance.
Je sais que je dois aux humains « porteurs d’esprit » une grande compassion.
Je sais que je dois m’adapter au monde et que ce n’est pas au monde de s’adapter à moi.
Je sais que je ne suis pas en charge de l’humanité.

Je sais aussi que la guérison est un travail qui court toujours et qui va m’amener par étapes successives au bonheur. Guérir n’est en fait qu’une étape.

 

Exploitation de l’expérience acquise :

J’ai acquis une grande expérience de ces 15 ans de dépression, pour l’avoir vécue moi-même. J’ai effectué un parcours de guérison de plus de six mois (il continue encore) employant des outils d’aide psychologique et faisant in fine une remise en cause de ma vie. Je considère que ma dépression fut à la fois un aboutissement et un nouveau départ. J’ai côtoyé pendant des années les dépressifs, particulièrement à DE où dans l’anonymat d’internet les personnes se livrent peut-être plus qu’ailleurs.

Aussi, je peux faire profiter de mon acquis des personnes qui le demandent, mais je ne ferais pas de forcing. Je peux le faire de façon mesurée et bénévole, mais pas à mes frais, s’il y en a.

Je suis libre (penseur) et indépendant.
Je ne fait l’apologie de rien.

Je vis et j'aspire au bonheur et cela me suffit.

 

Patrick Paulhiac, auteur du site Dépression Entraide (DE).

Du même auteur : à découvrir la page méditation et training autogène.

 

 

 

 

 

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